H.M.S. (ex S.S.) Laurentic


H.M.S. Laurentic © Real Photographs
Le S.S. "Laurentic" sous pavillon de la White Star Line (photo prise entre 1927 et 1932) © Real Photographs


Type
Paquebot transatlantique
Chantiers de construction
Harland & Wolff à Belfast
Lancement le 16 Juin 1937
Terminé le 01 Novembre 1927
Mise en service en 1927
Voyage inaugural le 12 Novembre 1927
Propriétaire
White Star Line
Ligne
Liverpool - Québec - Montréal
Caractéristiques techniques
Longueur : 182,88 mètres
Largeur : 22,98 mètres
Déplacement : 18724 tonnes
Propulsion
Au charbon
Deux machines à quadruple expansion et une turbine basse pression
3 hélices
Puissance installée
15000 hp
Vitesse maxi
16 à 17 nœuds
Armement
7 x canon de 5.5"
3 x canon de 4" A.A.
4 x canon de .303" A.A.
Équipage
420 hommes (sous les ordres du Capt. VIVIAN le jour du naufrage)
Notes
5 ponts
1500 passagers
594 cabines "Classe cabine"
406 cabines "Classe tourisme"
500 cabines "3ème Classe"

- Commandé par la White Star Line aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast, le "Laurentic" est lancé en Juin 1927 et entreprend son voyage inaugural en Novembre de la même année. De construction bon marché, il figure parmi les derniers navires de croisière à être équipé non seulement de chaudières au charbon mais aussi les moteurs à triple expansion. Après un bref passage sur la liaison Liverpool-New York, le "Laurentic" est transféré sur sa route prévue, le service Liverpool-Québec-Montréal, mais sa carrière est interrompue par une collision avec le vapeur "Lurigethan" dans le détroit de Belle Isle (Canada) en Octobre 1932. Pendant ce temps, la White Star Line tombe dans une grave crise financière, se voyant contraint de fusionner avec la rivale la Cunard Line en 1934. L'année suivante, le "Laurentic" est réduit aux croisières à courte distance et c'est lors d'un de ces voyages qu'il entre une collision majeure avec le S.S. "Napier Star" en mer d'Irlande le 18 Août 1935, six de ses hommes sont tués. Bien que réparée à Liverpool, le "Laurentic" passe une grande partie des années suivantes à Southampton, puis à Falmouth, où il est réquisitionné en Août 1939 pour être converti en croiseur marchand armé. Bien qu'étant dans un état de délabrement, la remise en état est effectuée à Devonport Dockyard en Octobre et, le 02 Novembre, le "Laurentic" rejoint la Northern Patrol entre la Grande-Bretagne et l'Islande. Son action la plus remarquable a lieu les 22 et 23 Novembre lorsqu'il arraisonne et finalement coule le briseur de blocus allemand "Antiochia". La nouvelle année commence malencontreusement pour le "Laurentic", le navire s'échoue au large d'Islay (Écosse) le 06 Janvier, mais l'occasion est saisie pour améliorer son armement lors de son passage aux chantiers qui dure six semaines chez Harland & Wolff de Belfast. Cette mission terminée, il retourne à la Northern Patrol en Mai avant d'être affecté à la Western Patrol au large de Gibraltar à l'été 1940, restant avec elle jusqu'à ce qu'on lui ordonne de rejoindre le Clyde au début Novembre.
- Contexte de l'attaque (commun avec le H.M.S. "Patroclus").
- Extrait du KTB de l'U-99 (commun avec le H.M.S. "Patroclus").
- Le naufrage (commun avec le H.M.S. "Patroclus").



Position du naufrage du H.M.S. Laurentic


- Malgré la destruction de deux canots de sauvetage par la deuxième torpille, l'équipage du "Laurentic" abandonne le navire sans grande perte de vie et on voit le Capt. Vivian déploie des efforts considérables pour s'assurer que tous ses hommes débarquent en toute sécurité. La majorité des victimes du "Laurentic" sont à déplorer lors de la destruction du premier le cotre N°1, puis du canot de sauvetage N°5. par des torpilles successives alors qu'ils approchent du "Patroclus". De nombreux survivants du "Laurentic" passent des heures dans l'eau à s'accrocher à l'épave, mais la majorité d'entre eux sont récupérés par des navires de sauvetage arrivant peu avant l'aube et sont débarqués à Greenock le jour suivant. Vivian est si désemparé à la suite de la perte de son navire et de ses hommes qu'il est admis à l'hôpital après sa comparution devant la commission d'enquête. Cela le rend responsable du retard inacceptable dans sa remise du signal de détresse du "Casanare", mais le First Sea Lord, amiral de la flotte Sir Dudley Pound, a de bonnes raisons de ne pas rendre son jugement. Au moment où la Commission a terminé ses délibérations, il est en possession d'un rapport médical de l'Hôpital Royal Naval de Lancaster déclarant que Vivian souffre de 'mélancolie aiguë' qui est considérée comme un risque de suicide. Comme Vivian doit donc être exclu du Service, la lettre de blâme n'est jugée utile.

- Il y a 51 victimes et 367 survivants.




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